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LAIT MATERNEL ET MERCURE DENTAIRE: EXPOSITION D INTOXICATION POUR L ENFANT

Lait maternel pollué

Le lait maternel est un marqueur de l'exposition aux contaminants de notre environnement. Le lait maternel est contaminé par des substances chimiques auxquelles la mère est exposée, avec en première ligne son alimentation. Le panel des substances chimiques ingérées par la mère est large. On compte ainsi les médicaments vétérinaires, comme les anabolisants présents dans les produits animaux (viande, lait, œufs), les polluants industriels, les pesticides, les engrais agricoles, sans oublier les additifs (colorants, conservateurs…) de la chaîne agroalimentaire et l'eau (plomb, fluorures, chlore, résidus de pesticides…) bien évidemment.

Une fois ingérés, ces toxiques qui présentent une forte affinité pour les graisses s’accumulent dans le tissu adipeux, le cerveau, les os, le foie et bien entendu le tissu mammaire. Lors de l'allaitement, les toxiques passent le lait maternel, puis sont transmis au nourrisson.

Lait maternel pollué par le mercure dentaire

Si la nourriture est une source importante de contamination du lait maternel, les matériaux dentaires présents en bouche, avec en particulier les métaux insérés sous forme d'obturations, de couronnes, de bridges ou encore d'implants dentaires, jouent un rôle non négligeable dans la genèse de la pollution du lait maternel.

En tête de ces matériaux toxiques figure le mercure, incorporé aux plombages ou amalgames dentaires à hauteur de 50 %. Le problème est que le mercure des amalgames dentaires n'est pas stable, mais qu'il s'ionise par corrosion ou électrogalvanisme au contact de la salive et libère des particules de mercure (ions), ainsi que des vapeurs sous l'effet de la mastication ou de la chaleur. Des études* ont montré que la concentration en mercure du lait maternel est étroitement corrélée au nombre d’amalgames présents chez la mère.
Une femme qui allaite et qui porte des amalgames expose donc son enfant au mercure, un métal hautement toxique dont on connaît les effets reprotoxiques et neurotoxiques, et qui est de surcroît un perturbateur endocrinien puissant. Poison pour le foetus et l'enfant en croissance, le mercure perturbe le développement cérébral avec à terme chez les enfants exposés précocement (in utero, comme au cours de l'allaitement) un risque accru de développer des maladies neurodégénératives, en particulier maladies d’Alzheimer et de Parkinson.
Les nombreux autres alliages présents dans la bouche de la mère accroissent encore la libération de mercure et des métaux : chrome, cobalt, titane…

Allaitement : protéger l'enfant

Protéger l'enfant passe par abaisser l’exposition au mercure des embryons, fœtus et jeunes enfants, les plus vulnérables à la neurotoxicité de ce métal. Cela implique pour la mère d'être particulièrement vigilante aux matériaux qu'elle a en bouche. Avant, pendant et après la grossesse, la mère doit absolument éviter de se faire déposer ou poser un amalgame ou plusieurs, car la pose et la dépose libèrent des quantités importantes de mercure. Il s'agit d'une précaution élémentaire qui peut éviter que du mercure passe en quantité dans l'organisme de l'enfant via le placenta ou le lait maternel. Si une intervention dentaire s'avère nécessaire chez la mère, on choisira un matériau non métallique. La pose d'un pansement provisoire neutre, type eugénate ou giroflate (tel que décrit dans le Pratikadent), permet parfois d'attendre la fin de la grossesse ou de la période d'allaitement.

NB : de ce point de vue, une femme dentiste, exposée en permanence aux vapeurs de mercure, devrait s'abstenir soit de travailler, soit d'allaiter, les deux activités n'étant guère compatibles dans l'intérêt de l'enfant.

Allaitement long et pollution par le mercure

La réalité de la contamination du lait maternel par des polluants majeurs comme le mercure dentaire, doit amener à s'interroger sur le bien fondé de l'allaitement long (jusqu'à deux, trois ans et parfois beaucoup plus tard) quand la mère porte des obturations métalliques en bouche. Que la mère se fasse fraiser une dent et ce sont des quantités importantes de mercure libéré qui sont ingérées par l'enfant, venant le cas échéant se cumuler au mercure des amalgames qu'il peut lui-même avoir en bouche par ailleurs, majorant encore l'intoxication subie. Le bénéfice de l'allaitement se trouve alors considérablement amoindri, sachant que l'enfant est exposé pendant des années aux effets de substances neurotoxiques dont le mercure, subissant ainsi une intoxication à bas bruit aux conséquences lourdes pour son devenir, même si elles sont officiellement ignorées.

Si la composition du lait de vache n'est pas exempte de polluants, le risque majeur lié au mercure est un élément supplémentaire en défaveur d'un allaitement trop long. Un allaitement dont la durée n'excède pas 18 mois, réduit l'exposition de l'enfant. En outre, statistiquement la probabilité pour la mère de devoir subir une intervention dentaire est plus grande sur plusieurs années (parfois sept ans) que sur dix-huit mois, moment où nous situons l'âge idéal du sevrage.

(Sources: site d'Estelle Vereeck: http://www.holodent.fr/index.php/toxicite/719-lait-maternel-pollue-par-le-mercure-dentaire )