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PREMIER PROCES CONTRE LE MERCURE DENTAIRE D UNE FAMILLE AYANT PORTE PLAINTE:

La naissance d’un procès de santé publique, c’est l’histoire de combats sans pareil, de combats d’une vie, de combats qui se rejoignent un jour ou l’autre pour contester une même certitude médicale.

Ici c’est d’amalgame dentaire dont il s’agit : aussi appelés plombages, ces petits morceaux gris que beaucoup d’entre nous portons en bouche ne contiennent en fait pas de plomb mais plusieurs métaux lourds dont l’un des toxiques les plus puissants du monde : le mercure.

Aussi leur usage est-il restreint ou interdit dans plusieurs pays du monde : en Russie, au Japon, en Suède, en Allemagne, et depuis 2008 en Norvège et au Danemark.

Mais en France, le débat public sur l’amalgame dentaire, largement dominé par ses défenseurs, a été réduit au silence par un rapport officiel des autorités sanitaires qui lui prêtent toute innocuité.

C’est ainsi que dans notre pays, les malades qui présentent des symptômes d’intoxication chronique au métaux (fatigue, fibromyalgie, dépression, timidité, douleurs musculaires, troubles neurologiques), ne sont pas dépistés, ne sont pas reconnus, et sont envoyés vers la psychiatrie. Dans la précédente émission, les membres du Groupe d’Entraide des Intoxiqués au Mercure (GEIM), promettaient de passer par un procès de santé publique pour se faire entendre.

Nous avons recueilli pour cette deuxième émission, le témoignage d’une des premières familles qui a porté plainte en 2005 auprès du tribunal de grande instance de Limoges, ainsi que ceux de spécialistes, dont Mme Bertella Geffroy, juge d’instruction notamment, des affaires de l’amiante et du sang contaminé, et dans les mains de laquelle se trouve le dossier de l’amalgame dentaire.

Ces témoignages décrivent le flou médical et le néant dans lesquels se sont trouvés les malades qui ont décidé de porter plainte. Plainte qui, au-delà du débat pour ou contre les amalgames dentaires, dénonce avant tout l’impossibilité d’avoir accès, aujourd’hui en France, à une discussion pragmatique avec les autorités sanitaires, et à un vrai diagnostic d’une intoxication chronique aux métaux lourds, c’est-à-dire à la vérité quelle qu’elle soit.

Avec Claire Sarthout, plaignante, Marie-Odile Bertella Geffroy, juge d’instruction au pôle de santé publique du Tribunal de Grande Instance de Paris, Marie Grosman, biologiste, Maître Ludot, avocat, Jean-Paul Davidas, chirurgien dentiste, Isabelle Montigny, ancienne avocate et plaignante.

Un grand merci à la famille Sarthout, à Véroz, Stéphanie B., Jean Menezo, André Bolzinger, et toutes les personnes qui ont laissé des messages


NB: Le 29 décembre dernier, un article du Parisien révélait que la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy était dessaisie de l'instruction du premier procès au pénal concernant les amalgames dentaires.


L'information n'a guère suscité de remous ; il s'agit pourtant d'un revers important pour ceux qui s'intéressent à cette affaire complexe.


Cet article vous propose de prendre un peu de champ et de mesurer les conséquences d'un accident de parcours qui ne doit pas grand chose au hasard. (OU COMMENT L ETAT ETTOUFFE CE SCANDALE MAJEUR DE SANTE PUBLIQUE!)