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Certains praticiens se battent aujourd'hui en France contre l'aveuglement des politiques sur les causes des maladies émergentes au risque d'être radiés par l'Ordre des Médecins. Idem pour le scandale de l'industrie pharmaceutique qui n'a d'autre ambition que de traire les malades en mettant sur le marché des médicaments inutiles, dangereux, voire mortels. On l'a vu récemment avec le Mediator, mais il en existe bien d'autres. Et la Sécurité Sociale de rembourser cette cuisine chimique dont la notification des effets secondaires devrait pourtant mettre la puce à l'oreille des utilisateurs.


Menace sur nos neurones de Marie Grosman et Roger Lenglet (Actes Sud, Questions de société) aborde le même sujet, mais de manière plus politique que médical. Les causes de Alzheimer, Parkinson, de la sclérose en plaques ou de l'autisme y sont parfaitement identifiées et documentées par des scientifiques. Les auteurs révèlent pourquoi les autorités ne font rien. L'industrie se moque que l'on avale de l'aluminium dans l'eau, des pesticides ou du PCB, que le mercure qui a causé la catastrophe de Minamata explose dans notre bouche, que les solvants et les particules extrafines polluent l'air que nous respirons. Leur profit absurde est criminel et suicidaire.

 

Les médicamenteurs, film de Brigitte Rossigneux, Stéphane Horel et Annick Redolfi (Ed. Montparnasse), explore les coulisses des labos et des pouvoirs publics, révélant quelques autres secrets scandaleux. Le marketing et les parts de marché l'emportent sur la santé des patients. À l'heure où un ministre est sur la sellette pour conflit d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique, ce DVD tombe vraiment à pic.

Comme il est coutume de taxer d'adeptes du complot quiconque souligne quelque aberration du système rappelons que toutes les grandes découvertes ont vécu le même tollé général ou les railleries, avant d'être admises. Entre temps les ravages du tabac, du plomb, du sang contaminé, de l'amiante, etc. continuèrent alors que l'on aurait pu éviter tant de souffrances ou de morts inutiles.

 

Source article: Jean-Jacques Birgé