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TEMOIGNAGE D'UNE MALADE INTOXIQUEE AUX METAUX LOURDS, SA RENCONTRE AVEC LE DR VERHEYEN, SON PARCOURS DE SOINS!

C’est en passant par un acuponcteur dans le coin d’Anvers que je finis par me trouver chez le docteur Verheyen à Tienen. Ce médecin habite dans le centre de la ville et rien n’affiche sur la porte d’entrée qu’il est spécialisé en métaux lourds. Quand on entre, on à l'impression d'être dans un cabinet médical très classique.

La première rencontre se solde par une prise de sang. Les analyses signalalent une malabsorption des intestins, qui semble être un des signes d’intoxication aux métaux lourds mais aussi un symptôme de 75% de la population. Il me prescrit quelques compléments alimentaires et des probiotiques.

Ensuite je fais le test d’intoxication aux métaux lourds qu’on appelle le test de provocation ou test de mobilisation. Je me trouve maintenant dans une pièce ouverte à l’arrière du cabinet avec d’autres personnes. En engageant la conversation je me rends compte que 4 des 6 personnes présentes parlent en français alors que nous sommes en terre flamande.

L’un d’entre eux est français et fait une fois par mois 360km pour se rendre chez ce docteur. Il a une névralgie faciale suite à un fraisage dans un amalgame dentaire. Un autre témoigne qu’il avait une dépression et qu’on l’envoyait chez différents psy mais sans résultats. Il ne comprenait pas pourquoi il était en dépression alors que tout allait bien, pas de soucis familiaux ni financiers. Ce n’est que bien plus tard qu’il a découvert qu’ il avait une intoxication aux métaux lourds. Depuis qu’il a commencé à faire les chélations (désintoxication par le biais d’un chélateur) il se sent beaucoup mieux. Un homme qui est paralysé et communique par le biais d’un ordinateur nous annonce des taux énormes d’intoxication. Malgré les nombreuses chélations il n’a pas de résultats. 

 J’ai maintenant recueilli plusieurs témoignages pour me rendre compte que cette intoxication existe bel et bien. Primum non nocere : » d’abord ne pas nuire serait un des principaux préceptes appris aux étudiants en médecine…

Alors pourquoi prescrire des médicaments qui ne font pas d’effets, pourquoi envoyer les patients chez de mauvais thérapeutes et les prendre pour des fous et malades imaginaires, pourquoi nier ou étouffer l’information sur la toxicité des métaux lourds,...? Et pourtant chaque fois que je vais chez le docteur Verheyen je rencontre des gens qui vont beaucoup mieux depuis qu’ils se font désintoxiquer des métaux lourds.


Je reviens de ma première chélation de chez le docteur Verheyen à Tienen. Contente d’enfin faire ce premier traitement. Mais l’un des autres patients, une française, m’informe qu’en fait c’est ma deuxième chélation car le test de provocation à lui aussi l’effet de chélation. Ah ça me rassure car vu mes taux élevés pour 6 métaux je commençais à m’inquiéter.

Lors du dernier rendez-vous avec le docteur Verheyen je ne m’attendais pas du tout à être si fortement intoxiquée. Je ne pensais pas du tout ou très peu concernée car j’avais peu de symptômes. J’étais impatiente d’y retourner pour poursuivre la chélation mais aussi en fait pour pouvoir comparer mes résultats avec les autres patients. Lorsque le docteur m’avait annoncé « vous êtes quand-même fortement intoxiquée, je vous conseille 10 chélations,…pour commencer », j’étais abasourdie d’entendre cela.

Lors de cette deuxième chélation j’avais pris mes résultats et très vite une discussion s’enclenche entre les patients. Les chélations durent 2 h et les patients se retrouvent ensemble dans une pièce confortablement installé dans des fauteuils. Je leur demande leur taux, une française, annonce : oh moi je suis très intoxiquée au mercure : j’ai 40, son mari ajoute, oui moi aussi, j’ai 32. J’en suis affolée car moi je leur annonce que j’ai un taux de 67. Un autre français annonce qu’il a 15. Bref j’explose toutes les normes par rapport aux autres patients et cela pour différents métaux.

On me demande et vous avez quoi encore ? Beaucoup d’arsenic. Lorsque j’analysais mes résultats à la maison c’est l’arsenic qui avait retenu mon attention. Le mercure et l’étain j’en connaissais la probable origine, mes 8 amalgames dentaires. Mais pour l’arsenic, je ne comprenais pas. J’avais fait quelques recherches sur internet et ne trouvais rien qui puisse vraiment me convaincre, des zones polluées ou des pesticides. Mais je mange à 80% bio ça ne pouvait être des pesticides. J’avais l’impression d’être dans un Cluedo où je cherchais a savoir qui m’avait empoisonnée. Est-ce le colonel papillon ? Ou est-ce Mademoiselle Rosekelinx en charge de la santé publique qui cherchent à m’éliminer car je dénonce l’intoxication aux métaux lourds tel que pour le docteur Melet en France ? 

Mais, me rappellent les patients, l’arsenic ça s’accumule, ça peut dater d’il y a longtemps. Et puis les origines peuvent être nombreuses, on ne sait pas toujours connaître l’origine d’une intoxication. Est-ce une source ponctuelle, un endroit fort contaminé ou est-ce une accumulation lente au cours de sa vie par exemple par le biais des pesticides? ça me rappelle un passage du livre anti-cancer de David Servan Schreiber où il racontait qu' il avait sans doute été contaminé pas des pesticides présents dans des champs de maïs dans lesquels il aimait jouer enfant.

Et qu’est-ce que vous avez encore ? Ben, du cadmium réponds-je. Vous fumez me demandent-ils ? et bien non je n’ai jamais fumé. Ils semblent étonnés et disent que ça pourrait être la fumée passive. J’en doute car je n’ai jamais vraiment vécu dans des environnements de fumeurs. Le docteur me dira plus tard que ça peut venir aussi de toutes sortes de fumées : industrielles, issues du trafic mais aussi d’ aliments fumés. Du saumon fumé ? oui dit le docteur ça pourrait être une des sources …. Pffff

La française qui à un taux de 40 en mercure me raconte son parcours et ses symptômes. J’avais mal dans toutes mes articulations, je me réveillais crevée, la vie devenait un vrai fardeau, à un point où j’avais commencé à parler à mon mari, d’en finir. Je n’en pouvais plus. Les spécialistes que je rencontrais n’arrivaient pas à m’aider. Il y en a même un qui m’a demandé: vous êtes sur que vous avez mal ? Ou encore « Madame, vous ne pensez pas que vous vous laisser un petit peu aller ?». On avait fini par me diagnostiquer une fibromyalgie et à m’expliquer que j’allais devoir vivre avec ça toute ma vie.

Et puis quand je voulu parler de l’idée de me suicider à ma fille, elle est arrivé avec  Et c’est comme ça qu’a commencé pour moi un chemin vers un mieux être.

Il faut savoir qu’en France les chélations sont interdites. Les quelques médecins qui pratiquent cela le font dans l’illégalité. Cette française n’avait pas trouvé satisfaction dans sa région. C’est maintenant, pour elle et son mari, leur quatrième séance en Belgique à « Tiénen » comme ils le prononcent. Tous les mois ils font 4h30 de route pour faire leur chélation qui dure environ 2h puis 4h30 de route pour retourner dans les Vosges. C’est aussi un sacré budget pour ce couple car ni en France ni en Belgique il y a de remboursement par la sécurité sociale. Mais ils sentent des améliorations considérables, l’épouse peut maintenant à nouveau vivre. Un voyage en corse cette année aurait été impossible à imaginer l’année précédente. « C’est plus du tout la même » confie son mari.

Cette française organise des réunions pour les fibromyalgiques et a déjà envoyé 3 autres personnes chez le docteur de « Tiénen ». Elle essaie aussi de participer à des réunions organisées par des organismes publics mais on ne la laisse pas témoigner ou on lui refuse carrément l’accès.

En Belgique très peu de médecins pratiquent la chélation, seulement 3-4 ont l’agrégation de l’I.B.C.M.T pense le docteur Verheyen. Vous trouverez la liste en cliquant ici !

Une autre dame est là plus en prévention, un peu comme moi car nous n’avons pas vraiment de gros symptômes. J’avais de plus en plus de maux de tête et j’ai l’impression que déjà après cette deuxième chélation ça va mieux. Mon homme me répond : « ouais c’est ça, ça doit être psychologique » en pensant : ça ne peut pas faire d’effet si vite. C’est possible mais lui répond d’un ton sec: « oui c’est ce qu’on dit à des milliers de gens en souffrance, vous allez très bien, vos résultats sanguins et urinaires sont bons, vous êtes un malade imaginaire, c’est psychologique ». Françoise Cambayrac a récolté des centaines de témoignages de gens qui ont vécu cela. Et puis les métaux lourds sont bien là, les résultats l’attestent donc je préfère croire qu’ils sont à la source de mes maux de tête qu’ à la source de possibles autres maladies en émergence. Mes taux sont très élevés et plus élevés que ceux des autres patients présents.

Le docteur m’explique qu’il n’y a pas de relation directe entre les taux des métaux lourds et les symptômes mais que plus les taux sont élevés plus on court le risque de développer des maladies chroniques. « Il se peut que vous n’en développiez pas mais il se peut aussi que d’ici quelques années vous développiez une maladie chronique. C’est un peu comme la problématique de la cigarette, plus vous fumez plus vous courrez le risque de développer un cancer mais certains fument peu et en développent un et d’autres fument beaucoup et n’en développent pas».
Non seulement on n’élimine pas tous les métaux lourds aussi bien, mais certaines personnes les supportent mieux que d’autres. J’imagine qu’il y énormément de facteurs qui entrent en ligne de compte et que la médecine à ses limites.

J’avais été surprise en lisant sur les travaux du docteur Seignalet et le livre anti-cancer de David Servan Schreiber que ces 2 docteurs reconnus ne mentionnent pas de manière explicite dans leurs livres les liens entre maladies chroniques tel le cancer et l’intoxication aux métaux lourds. Or les métaux lourds étant toxiques ont probablement un rôle important à jouer dans le développement des cancers et autres maladies chroniques.


En ne reconnaissant pas l’intoxication aux métaux lourds ne fait-on pas fausse route dans la guérison de nombreuses maladies mais aussi dans la recherche et la prévention? Les études sur les cancers ne contiennent-elles pas des biais si on ne prend pas en compte la présence de métaux lourds dans le corps ?

Le docteur Verheyen me dit qu’heureusement les mentalités évoluent et que de plus en plus de médecins envoient des patients faire des tests d’intoxication aux métaux lourds. Mais que c’est encore vraiment trop peu connu.

N’hésitez pas donc à faire passer le message, à vos connaissances, mais aussi aux dentistes, médecins, infirmiers, thérapeutes, gynécologues, sages-femmes, responsables de l’allaitement...